Film en cours d’écriture
“Je n’étais plus une conscience vacante, un regard abstrait, mais l’odeur houleuse des blés noirs, l’odeur intime des bruyères, l’épaisse chaleur du midi ou le frisson des crépuscules ; je pesais lourd ; et pourtant je m’évaporais dans l’azur, je n’avais plus de bornes.”
– S. de Beauvoir (souvenir d’elle à 13 ans dans ses mémoires...)
Au seuil de mon adolescence, j’ai noué une amitié immense avec une être dont la tête est aussi longue que mon épine dorsale. De nos vertèbres fragiles et de nos six pieds accordant leur pas sur les chemins, nous avons mesuré le paysage, rendu visite aux habitants des chaos rocheux, goûté au sucre collant des figuiers, à l’eau rare des ravins, traversé les ruines d’anciennes présences humaines, libres.